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DES FEMMES IRAKIENNES RECONSTRUISENT LEUR VILLE, MOSSOUL DÉVASTÉE PAR DAECH
Elles sont ingénieures, maçons et archéologues



Cinq ans après la chute du califat, elles font renaître des cendres des édifices patrimoniaux et des maisons historiques. Dans le cadre de l'initiative de l'UNESCO, avec le soutien financier de l'Union européenne et des Émirats arabes unis, l'espoir de revoir Mossoul telle qu'elles l'ont connue n'est plus un rêve.

Après avoir fui l’arrivée de l’État islamique en 2014, Nadia et Noor, archéologues de profession sont revenus à Mossoul en 2017. Elles y découvrent leur ville rasée à près de 80%. « J’ai retrouvé ma maison partiellement détruite. J'ai vraiment souffert de voir toute cette destruction. Une grande partie du quartier de mon enfance avait complètement disparu. » s'exclame Nadia.

Lorsque, en 2018, l'UNESCO a lancé l'initiative "faire revivre l'esprit de Mossoul", un programme de reconstruction du patrimoine dans cette ville à fort contenu culturel et symbolique, Nadia et Noor se portent candidates et intègrent le projet.


Sur le site de la mosquée Al Nuri détruite par Daech et les combats contre l’alliance, elles effectuent les fouilles archéologiques afin de récupérer le maximum de pièces ensevelies sous les décombres. Chacun des objets sera minutieusement nettoyé, numéroté et assemblé pour reconstituer le gigantesque puzzle. D'après les ingénieurs, la reconstruction de la mosquée et du minaret peut encore s'étaler sur deux à trois ans.

À quelques pas de la mosquée, des maisons en phases de finition. Doha et Saray s’activent sur les dernières retouches. Elles ont suivi la formation de maçonnerie que le programme de l’UNESCO a mise en place afin de promouvoir l’emploi des jeunes. Selon l’ONU, seules 14% des femmes irakiennes travaillent et le pourcentage serait bien plus bas dans les villes où Daech a sévit. Au-delà d’avoir trouvé un emploi, elles se disent fières et comblées de pouvoir aidé ceux qui ont tout perdu à retrouver leur chez-soi.





Texte: Eva Rubio | Photographie: Michel Martinez Boulanin